EXPOSITION :
— Montréal, à l’invitation de l’agence TOPO – aout-septembre 2018. Création pour la vitrine dans l’espace public du batiment UBISOFT.
— Montréal, festival art souterrain, février-acril 2020.
— Paris, Galerie Satellite, octbobre 2020.
french :
Un paysage sans reste d’humanité se crée de manière continue. Il est un reflet poétique d’une terre dont nulle conscience n’est plus témoin. Il y a eu destruction. Cette terre, c’est Fukushima. Elle est désolée. Il ne reste qu’un paysage sombre, sans hommes, sans faune ou flore. Seuls quelques vestiges de constructions peuvent apparaître. Pour cette nouvelle création, Philippe Boisnard s’associe à Jacques Urbanska et à sa veille twitter @fukushima_actu pour générer le paysage médiatique de la catastrophe qui s’est produite en 2011.
> Ce paysage se modifie automatiquement par l’analyse des flux d’informations concernant Fukushima mis en ligne sur le Web.
Sa texture de couleur est faite des images qui ont été diffusées ou sont encore diffusées par le twitter @fukushima_ actu.
Ce paysage est post-historique. Il n’écrit plus l’histoire. Il est le reflet d’un monde où l’homme a disparu, mais dont il ne reste plus que les traces sous la forme des archives. Une caméra automatique explore ce paysage : nous faisons face à sa solitude. Le terme de solitude est ancien, il renvoie au XVIIème siècle à une friche, à un noman’s land.
english :
A landscape without humanity is created continuously. It is a poetic reflection of a land that no consciousness is no longer witness. There was destruction. This land is Fukushima. It is devastated. There is only a dark landscape without men, without fauna or flora. Only a few remains of buildings may appear.
For this new creation, Boisnard Philippe joins Jacques Urbanska and its twitter @fukushima_actu to generate the media landscape of the disaster that occurred in 2011.
The landscape changes automatically by analyzing the flow of information about Fukushima posted on the Web.
Color texture is made pictures that were released or are still distributed by the twitter @fukushima_ news.
This is post-historic landscape. He no longer writes history. It is a reflection of a world where man has gone, but there remains the traces in the form of archives. An automatic camera explores the landscape: we face loneliness. loneliness of the term is old, it returns to the seventeenth century in a wasteland, a no man’s land.
creation : Philippe Boisnard
database Jacques Urbanska
sound Philippe Franck
Un homme marche, seul, il porte un cadavre sur son dos. Il traverse les paysages, il traverse le temps. Mais qui part-il enterrer ?
Ce court-métrage a été programmé dans plusieurs festivals dont Le Festival du film court de Chalon sur Saonne, le FOFI, Le festival du film court de Bruxelles …
Pour la biennale NEMO 2019, troisième collaboration avec Beb-Deum. Création de la scénographie multimédia. Dans l’immense fresque de 20 mètres, création d’écran de glitchs des dessins de Beb-Deum et création de deux écrans d’yeux pour le milieu.
L’oeuvre travaille sur la prolifération et l’altération de l’humain dans la société post-capitaliste.
After Covid_19 est une performance audio/visuelle qui se déploie comme la montée en puissance psychique et esthétique de l’épidémie du COVID_19 en 2020. Cette performance a été créée pendant le confinement français. face aux nouvelles, face au déferlement incessant et anxiogène des données, il s’agit de représenter sous la forme d’un paysage post-humain le choc psychologique et esthétique de l’angoisse. Entre noise et glitch, la performance audio-visuelle se déploie pendant 20mn.
fonctionnement :
La première partie représente un paysage qui est le résultat d’une analyse d’articles. Un algorithme d’analyse de textes met en évidence le pourcentage anxiogène des textes et de là produit les reliefs du paysage. En ce sens le paysage est le reflet psychique et médiatique face à l’épidémie.
La seconde partie fait défiler très rapidement, illisiblement les statistiques de mortalité du COVID_19. Le flux rend impossible la lecture. Esthétique de la vitesse.
Poésie action numérique de HP Process (Philippe Boisnard et Hortense Gauthier) crée pour une déclar’action avec Julien Blaine.
A partir du texte de Julien Blaine, que celui-ci déclare et scande, l’ensemble de la composition sonore et visuelle est improvisée et générée en temps réel par Philippe Boisnard.
Hortense Gauthier joue avec son souffle sa gorge et entre progressivement dans une transe. Philippe Boisnard recupère les voix et les souffles de Julien et Hortense pour les mêler, les amplifier, les sculpter ensemble et composer peu à peu une poésie sonore organique, électrique et bruitiste.
Chacune de leur action s’entremêlent dans un jeu de superpositions, glissements, amplification et créent un espace de circulation allant de l’expansion à la condensation, ou s’opère un jeu entre la surface et la profondeur. Le corps féminin étant à la fois cette intériorité féconde qu’un halo spectral, évanescent, une illusion.
Le corps nu presque primitif dans sa fragilité est cependant amplifié, étendu, expansé par sa démultiplication numérique et par le son, et il se fait à la fois réceptacle et pôle d’implosion et d’explosion.
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_ Festival Transe Atlantique – Accès)s( – Espace Pluriel – Pau _ 2008
_ Musée d’Art Contemporain de Marseille – 2009
_ Festival Les Instants Videos – Marseille – nov. 2009 – VOIR LA VIDEO
Ivan Chabanaud avait diffusé la performance en direct sur Selworld, son motelnumérique