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[Livre] Écrivains en séries ed. Léo Scheer

arton1309.jpgVient de sortir Écrivains en séries, aux éditions Léo Scheer, livre collectif dirigé par mon ami Emmanuel Rabu. 71 écrivains, dont je fais partie, pour 117 séries. Je me suis occupé de Lost, en ouvrant à un travail plus long que l’on retrouvera notamment aussi dans TINA n°3, travail ayant pour titre : Lost, machine mentale. Mais aussi Danger Man (Destination danger) et San ku kai. Je donne à lire ci-dessous ma présentation courte sur Libr-critique.com.

Il ne sera pas question dans cette note de faire le compte rendu de ce livre, ni non plus de faire la liste des 71 écrivains qui ont participé à ce projet ambitieux, concernant 117 séries. Mais bien plutôt de donner un axe de réflexion, indiquant  la pertinence de ce volume. La question de la narration et du schéma narratif occupe une grande place dans la littérature, comme cela se voit jusqu’à récemment avec les recherches formelles par exemple de Jean-Michel Adam, ayant schématisé les logiques narratives et leurs caractéristiques structurelles. Si pour une part la question de la narration est sortie de la littérature avec l’avènement du cinéma, il est évident qu’au vue d’une certaine standardisation due au marché (temps de projection limité, nécessité d’intégration de marché large, sans segmentation trop caractéristique des publics), le cinéma, s’il reste prégnant culturellement, ne propose que trop rarement, des expériences narratives débordant les cadres conventionnels qui garantissent l’entrée dans des marchés. Ainsi, que cela soit en Europe, ou bien aux États-Unis, ce n’est pas tant le schéma narratif qui fait la qualité d’un film, que le contenu de l’histoire (ne pas confondre la forme narrative et son contenu), la qualité de l’interprétation, ou encore la qualité photographique du film et ses potentialités de mise en tension narrative (par exemple There will be blood, de Paul Thomas Anderson, est l’un des chefs-d’oeuvre photographiques ouvrant une mise en tension narrative qui a été produit dernièrement). C’est pourquoi, le cinéma n’est que peu inventeur de schémas narratifs (certaines exceptions apparaissent notamment dans cette nouvelle vague américaine comme David Fincher, Christopher Nollan, Darren Aronofsky entre autres), alors qu’il est encore inventeur de dimension esthétique que l’on ne perçoit que peu au niveau télévisuel. Est-ce à dire que seule la littérature, par ses possibilités laissées encore très libres, et des coûts de réaisation infiniment moindre que le cinéma, serait le lieu de l’expérience des schémas narratifs ? Non, pas du tout. Et c’est là l’intuition très pertinente d’Emmanuel Rabu : la série télévisée comme lieu d’expérience aussi bien des possibilités narratives que d’une réflexion sur l’époque. Or, qui mieux que des écrivains contemporains, expérimentateurs des formes et des contenus, pouvaient se saisir d’un tel enjeu.
Car ce volume n’est pas un dictionnaire au sens habituel du terme. Aucun souci d’exhaustivité sur le plan des séries. Il y a eu bien plus de 117 séries dans l’histoire télévisuelle mondiale. Aucun souci d’exposition calibrée et normée par rapport à chaque série, si ce n’est un bref encart en marge donnant les renseignements d’usage (date, producteur et chaine de diffusion). Mais tout au contraire : l’ouverture de séries par des écrivains, à savoir la possibilité pour les écrivains, d’entrer dans une relation personnelle, d’écriture aux séries qui les ont marquées. Car chaque texte dans ce volume, témoigne d’une rencontre. Parfois fort brève, comme en témoigne Pierre Ménard, avec Flipper le dauphin : “Huis clos masculin autour d’un machin visqueux” (p.197). Stop. C’est tout. Les informations sur la série, en marge, sont plus longues que le texte.
Mais ces rencontres peuvent être bien plus longues, sineuses, problématiques, littérairement inventives, comme on peut le voir avec les textes aussi bien de Sylvain Courtoux sur Prison Break (pp.340-346), de Vannina Maestri sur Monster (pp.277-280), de Charles Pennequn sur Les Simpson (pp.380-389) ou encore de Jacques Sivan sur Aeron Flux (pp.26-33). Chaque texte ici mentionné, invente une mise en page pour se saisir de la série, interroge le lieu littéraire dans la friction du lieu télévisuel.
La série télévisée, par son format et ses évolutions est devenue, plus qu’un simple phénomène de société, qui serait creux et symptomatique d’un vide culturel, mais bien le lieu où s’inventent des possibilités de narration, de structures de récit (il n’est qu’à voir actuellement la série Lost qui bouleverse totalement les logiques temporelles spatiales habituelles en narration). En invitant des écrivains à rencontrer les séries, ce qui se joue est l’entre-croisement entre deux lieux de réflexion sur le récit, sur l’écriture.De ce fait ce livre n’est pas seulement pop-culturel, mais il ouvre à une réelle réflexion sur les enjeux propres aux séries. Les séries sont considérées comme des éléments culturels réels, et de plus en plus importants, que l’on pourrait considérer en miroir de ce que fût au XIXème siècle l’émergence des feuilletonistes

[Performances] Fabrika Voxa

[+] 12 mars Fabrika Voxa

fabrikavoxa.jpgPresentation of the last version of [kleine Maschine]

FabrikaVoxa Festival / organized by Montagne Froide
Espace Multimédia Gantner – Bourogne (90)
>> jeudi 12 mars 2009 – 20H00 – free.

Interventions, lectures, performances, danse, video.

Nina Bogin / F & USA
HP Process (Philippe Boisnard & Hortense Gauthier) / Angoulême
Giovanni Fontana / Roma
John Giorno / New York
Nadège Maillon / Besançon
Jean-Marc Montera / Marseille
Thibault Quittelier / Besançon
Liping Ting / Paris
Michel Vogel / Paris

Présentations of films et and artist’s videos

Mattin / film / New York
Marisa Vallone / video / Italie
Gérald Colomb / vidéo/ France
Christian Xatrec / Performance / New York / a document of Jacqueline Sigaar

Fabrika est un laboratoire sonore d’expérimentation en art et en poésie et un festival réalisé par le collectif Montagne Froide/Cold Mountain. Plus de quarante artistes internationaux ont été présentés lors de ces événements atypiques.

[Résidence] residence @ Les Pixels Transversaux – La Générale En Manufacture

March 1st > 8th 2009
residence @ Les Pixels Transversaux

Finalization of the performance [kleine Maschine] >> final version
+ development of the performance Idées noires by Philippe Boisnard (live in March 17th at Salon du livre de Paris)
+ various sound and digital experiments….

[patche son Kleine Maschine]
patch-son-km.png
[Patche vidéo Kleine Maschine]

patchvideo-km.png

[Video] Screener 3 du projet Synapses

3ème vidéo du projet Synapses. La question de l’entropie moléculaire en liaison avec la programmation informatique. Si d’un côté l’informatique se réduit à des outils de gestion, de maîtrise, de statistiques, et donc de contrôle social, politique, économique, la vie, justement s’investit dans le code, et vient l’ouvrir, créer l’entropie. Ce n’est pas pour rien que la question des sciences et de la possibilité de création par les codes scientifiques (tel l’ADN pour Edouardo Kac, ou bien les greffes pour Stellarc) est au coeur d’une partie des recherches. La vie, au sens de Bergson, vient investir le code, l’ouvrir à des possibilités d’entropie, d’imprévisibilité.

Cette partie de Synapses est en relation totale avec cette perspective :  univers moléculaire qui se génère en 3D temps réel, et qui va peu à peu se modifier à la fois à partir de ses propres déterminations et ne relation au milieu. Dans l’horizon des développements par exemple d’Antoine Schmitt, ce qui importe ici c’est de créer de la vie dans l’inertie du code.

Ce patche pure-data va aussi être développé au coeur d’un quadriptique.

[Exposition] Préparation de l’exposition personnelle à Caen

Invité par la Station MIR (David Dronet) et la Galerie des Beaux-Arts de Caen, à faire ma première exposition personnelle, je suis actuellement en plein travail de composition de l’espace. Penser la galerie comme un espace de schématisation esthético-cognitif dans lequel le regardeur va devenir un élément. Exposer, n’est pas en effet seulement mettre des pièces réalisés sur des murs, mais, au vue de la réflexion engagée depuis un siècle sur l’aspect expositionnel de l’art, une création implique, dès lors qu’elle est critique, de penser cet espace, de le mettre en abyme dans le projet lui-même. Pour ce faire, j’ai travaillé à la réalisation d’une scénographie virtuelle (modélisation 3D) de cet espace, dont je donne ici quelques clichés. Cet espace sera composé aussi de deux écrans vidéos, l’un avec trois créations : 1/ “Tu es ton ennemi” réalisée à partir d’une lecture de Joël Hubaut; 2/ 2 clips liés au projet UMEETME. Le deuxième écran sera une installation programmé en pure-data, qui sera inter-active avec la Galerie, aussi bien au niveau du mouvement que du son que de l’image. Je parerai plus longuemet dans un post prochain de cette installation.
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[création] fiction politique (ép. 1 & 2)

image-4.png[sous le label A_K_S, conception d’une poétique réfléchissant sur ce que pourrait être une forme de fiction documentaire. Il s’agit de la création d’une sorte de roman photo, qui croise la logique de schématisation (mise en oeuvre par exemple avec les schémas_X_pensées) et une analyse empirique de certains processus de contrôle politique. L’ensemble de ces trois lignes est mis en jeu dans le fil d’une sorte de narration, portant surle secret de N.]

fiction_planche1.jpg fiction_planche2.jpg planche_fiction_3.jpg
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