{"id":513,"date":"2014-12-26T09:02:49","date_gmt":"2014-12-26T08:02:49","guid":{"rendered":"http:\/\/databaz.org\/xtrm-art\/?p=513"},"modified":"2014-12-26T09:02:49","modified_gmt":"2014-12-26T08:02:49","slug":"de-la-digitalisation-l%e2%80%99hypothese-intentionnelle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/databaz.org\/xtrm-art\/?p=513","title":{"rendered":"De la digitalisation (l\u00e2\u20ac\u2122hypoth\u00c3\u00a8se intentionnelle)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify; \"><strong><em>Internet a &eacute;t&eacute; imm&eacute;diatement investi par les paradigmes de l&rsquo;espace. Mais d&egrave;s lors que nous examinons son processus, est-ce qu&rsquo;il ne s&rsquo;agirait pas de percevoir en quel sens, la digitalisation des activit&eacute;s humaines n&#8217;inaugurerait pas une forme de cartographie de la conscience en g&eacute;n&eacute;ral, permettant alors la r&eacute;duction de l&rsquo;homme &agrave; seulement des processus d&eacute;termin&eacute;s ?<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; \">Borg&egrave;s, dans <em>La rigueur de la science<\/em>, cite un auteur imaginaire du XVII&egrave;me si&egrave;cle, Suarez Miranda, qui parle d&#8217;un Empire, o&ugrave; l&#8217;art de la carte a &eacute;t&eacute; &agrave; un tel point d&eacute;velopp&eacute;, qu&#8217;au lieu de correspondre &agrave; une r&eacute;duction, la carte de l&#8217;Empire fut faite &agrave; l&#8217;&eacute;chelle 1. Son texte entre en r&eacute;sonance avec celui de Lewis Caroll, dans <em>Sylvie et Bruno<\/em>, roman de 1893, dans lequel deux interlocuteurs discutant de l&#8217;art de la cartographie en arrive &agrave; poser &laquo;<em>l&#8217;id&eacute;e la plus grandiose de toute<\/em>&raquo; &agrave; savoir la r&eacute;alisation d&#8217;une &laquo;<em>carte du pays &agrave; l&#8217;&eacute;chelle d&#8217;un mile pour un mile<\/em>&raquo;. <br \/>\nDans chacun de leur texte, les auteurs montrent que ce n&#8217;est pas imm&eacute;diatement que l&#8217;on en vient &agrave; penser une carte &agrave; l&#8217;&eacute;chelle 1, mais que c&#8217;est progressivement, comme s&#8217;il s&#8217;agissait t&eacute;l&eacute;ologiquement du seul horizon de cette intention de report du r&eacute;el dans l&#8217;espace cadastr&eacute; et norm&eacute; de la carte. L&#8217;&eacute;chelle 1 serait l&#8217;assomption de la cartographie : dupliqu&eacute; absolument le r&eacute;el dans l&#8217;espace symbolique de la carte, saisir le r&eacute;el exactement et sans reste. L&rsquo;&eacute;puiser et le dominer.<br \/>\nCes deux textes proposant un tel d&eacute;fi, montrent cependant l&#8217;impossibilit&eacute; de cette t&eacute;l&eacute;ologie, en effet, la carte mat&eacute;rielle pour &ecirc;tre &agrave; l&#8217;&eacute;chelle 1 devrait recouvrir l&#8217;espace r&eacute;el, ceci amenant &agrave; cette conclusion dans le r&eacute;cit de Lewis Caroll, que la &laquo;<em>carte ne fut jamais d&eacute;roul&eacute;e<\/em>&raquo;. <br \/>\nToutefois, avec l&rsquo;informatique puis internet, et la virtualit&eacute; de ses dimensions, ce qui paraissait absurde &agrave; la fin du XIX&egrave;me si&egrave;cle ou au milieu du XX&egrave;me si&egrave;cle, semble bien pouvoir devenir une r&eacute;alit&eacute;. En effet, du fait que les dimensions ouvertes par l&#8217;informatique soient virtuelles, il est tout &agrave; fait possible de penser que nous &eacute;tablissions une carte &agrave; l&#8217;&eacute;chelle 1 du monde, une carte red&eacute;calquant sans r&eacute;duction toute asp&eacute;rit&eacute;, tout site du monde. <br \/>\nCependant, avant d&#8217;acquiescer &agrave; une telle hypoth&egrave;se, il est n&eacute;cessaire de bien comprendre ce qui se joue avec internet et les r&eacute;seaux, &agrave; savoir quel serait le but d&rsquo;une cartographie.<br \/>\nLe vocabulaire d&#8217;internet est celui du tissage, du site comme espace qui est d&eacute;pli&eacute;. Le langage servant &agrave; d&eacute;signer cette r&eacute;alit&eacute; et ses pratiques est issu de l&#8217;analogie au monde r&eacute;el et &agrave; certains types de d&eacute;placement : la toile, le site, la navigation, l&#8217;espace, l&rsquo;ancre, l&rsquo;adresse, &#8230;<br \/>\nToutefois, ce recours ne peut qu&#8217;appara&icirc;tre maladroit d&#8217;un point de vue analytique. <br \/>\nCe qui domine au niveau du vocabulaire est l&rsquo;analogie &agrave; l&rsquo;espace. Mais de quel espace parle-t-on? Mat&eacute;riellement le seul espace r&eacute;el li&eacute; aux r&eacute;seaux est celui des machines (localisation par IP) et des centres de data permettant le stockage. Quant &agrave; la r&eacute;alit&eacute; des contenus nous ne faisons face qu&rsquo;&agrave; leur virtualit&eacute;. Ici la diff&eacute;rence avec le monde r&eacute;el est nette. Lorsque nous sommes sur une plage, loin d&rsquo;&ecirc;tre face &agrave; une fen&ecirc;tre, nous sommes immerg&eacute;s dans un monde. Certes, si je suis sur une plage de la c&ocirc;te sauvage, en Charente, les paysages du Japon ou du Kenya sont virtuellement pr&eacute;sents au niveau intentionnel, et ne sont pas r&eacute;els, mais le v&eacute;cu de sens est celui d&rsquo;un &ecirc;tre au monde, qui par contigu&iuml;t&eacute;, devine la continuit&eacute; g&eacute;ographique du point o&ugrave; il est, aux multiples points de par le monde. Lorsque nous faisons l&rsquo;exp&eacute;rience d&rsquo;internet : nous faisons face &agrave; une fen&ecirc;tre\/&eacute;cran o&ugrave; l&rsquo;interpr&eacute;tation des codes d&eacute;plie spatialement sur l&rsquo;&eacute;cran une r&eacute;alit&eacute; symbolique. Nous ne sommes pas un &ecirc;tre-au-monde, mais un &ecirc;tre-face-&agrave;. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;immersion. Cette non-immersion tient pr&eacute;cis&eacute;ment du fait que la virtualit&eacute; des contenus des r&eacute;seaux n&rsquo;est pas de l&rsquo;ordre de l&rsquo;espace continu, mais de points absolument d&eacute;tach&eacute;s les uns des autres. Nous ne surfons pas entre les sites, comme le laisse croire l&rsquo;analogie de la navigation, mais nous sautons d&rsquo;un point &agrave; un autre. Il n&rsquo;y a pas de passages, il n&rsquo;y a pas de distance, mais il y a sautillement par &agrave; coup. Nous pourrions retrouver ici, mais au niveau de l&rsquo;espace, la distinction bergsonienne du temps : l&rsquo;espace physique du point de vue du v&eacute;cu de sens est continu et h&eacute;t&eacute;rog&egrave;ne, alors que la r&eacute;alit&eacute; des r&eacute;seaux est un espace discontinu et homog&egrave;ne (l&rsquo;&eacute;cart type &eacute;tant celui de la vitesse des r&eacute;seaux).<br \/>\nCeci vient du fait qu&rsquo;internet, loin de correspondre &agrave; la notion d&rsquo;espace, en est justement d&eacute;tach&eacute;. Si la question d&rsquo;une cartographie peut se poser, ce n&rsquo;est pas dans le sens d&rsquo;une g&eacute;ographie, ou g&eacute;odynamie, mais bien plus dans l&rsquo;horizon originel de la topique freudienne. A savoir au sens de la repr&eacute;sentation condens&eacute;e de m&eacute;canismes et processus intentionnels humains <a name=\"note1\">(1)<\/a>.  <br \/>\nAinsi, il serait tout &agrave; fait possible de percevoir autrement la question de la cartographie : non plus celle de saisie des lieux, mais de saisie des pens&eacute;es humaines, &agrave; savoir de ce que pourrait &ecirc;tre ses intentionnalit&eacute;s. En effet, internet, en tant qu&#8217;espace sans &eacute;paisseur, est d&#8217;abord le d&eacute;pliement virtuel de gestes de la pens&eacute;e, d&#8217;horizons intentionnels de l&#8217;homme.<br \/>\nD&egrave;s lors, si cette hypoth&egrave;se est av&eacute;r&eacute;e, quels sont les enjeux  possibles d&rsquo;une saisie des structures, liaisons et pratiques li&eacute;es &agrave; internet ? En quel sens, mettre en &eacute;vidence que ce qui est possiblement cartographiable est de l&rsquo;ordre de l&rsquo;intentionnalit&eacute; humaine et de sa variation factuelle, empirique, ouvre un champ de ma&icirc;trise du sujet, voire de se r&eacute;duction ph&eacute;nom&eacute;nale &agrave; des logiques absolument d&eacute;terministes ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; \">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; \"><strong><em>Condensateur intentionnel<\/em><\/strong><br \/>\nLes sites web et leur r&eacute;f&eacute;rencement ne sont pas d&#8217;abord et avant tout des espaces, mais bien des constructions intentionnelles. Ici il faudrait r&eacute;f&eacute;rencer et cat&eacute;goriser chaque site et percevoir en quel sens il correspond &agrave; une forme intentionnelle : se renseigner sur l&#8217;actualit&eacute;, faire la cuisine, suivre le sport, se divertir, se cultiver, apprendre, d&eacute;sirer, rencontrer, se masturber, collectionner, travailler, &eacute;crire, publier, etc&#8230; Anne Cauquelin, m&ecirc;me si elle n&rsquo;en faisait pas l&rsquo;objet de sa recherche pr&eacute;cis&eacute;ment, en avait une parfaite intuition : les noeuds qui constituent la r&eacute;alit&eacute; de la carte des r&eacute;seaux &laquo;ne sont pas seulement les rencontres de plusieurs trac&eacute;s de communications &eacute;lectroniques, ce sont (&#8230;) des mouvements de pens&eacute;e et des conceptions qui s&rsquo;y r&eacute;fl&eacute;chissent&raquo;(2).<br \/>\nCertes, les sites r&eacute;f&eacute;rencent et ordonnent des informations, toutefois, il s&#8217;agit de d&eacute;passer ce simple constat pour bien comprendre qu&#8217;ils sont d&#8217;abord des s&eacute;dimentations intentionnelles de notre humanit&eacute;. Il est n&eacute;cessaire de distinguer le geste intentionnel et d&rsquo;autre part le r&eacute;sultat de cette intentionnalit&eacute; : son contenu. Ainsi, si en effet Jacob Appelbaum a raison de dire dans un entretien au monde (13 d&eacute;cembre 2013) que : &laquo;Tout va empirer. En collectant sans cesse des masses de donn&eacute;es vous concernant, le syst&egrave;me de surveillance fabrique votre doppelg&auml;nger num&eacute;rique, un double qui devient plus vrai que vous&raquo; et de l&agrave; de souligner les erreurs de profile, reste que la finalit&eacute;, n&rsquo;est pas tant celle de la ma&icirc;trise des activit&eacute;s individuelles que le prototypage du comportement g&eacute;n&eacute;ral et de l&agrave; la ma&icirc;trise des actions individuelles. <br \/>\nLes sites mettent en &eacute;vidence des intentions de l&#8217;homme, et ses intentions elles-m&ecirc;mes sont class&eacute;es et pourraient &ecirc;tre cartographi&eacute;es, aussi bien g&eacute;ographiquement (par l&#8217;analyse des IP des sites) que socialement, &eacute;conomiquement, ethniquement. <br \/>\nMais, comme cela a &eacute;t&eacute; maintes fois &eacute;nonc&eacute;s, ce sont les centres d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t qui am&egrave;nent les associations d&rsquo;internautes. Si dans son ensemble internet est un agr&eacute;gat, d&egrave;s lors que nous consid&eacute;rons les centres d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts, nous avons &agrave; faire &agrave; des associations d&rsquo;individus qui partagent un trait intentionnel commun, qui constituent des sph&egrave;res ou des cercles. <br \/>\nEn ce sens les graphes sociaux, qui ont pris leur ampleur avec les plateformes sociales comme Facebook entre autres, montrent parfaitement comment il est possible de cr&eacute;er ce type de correspondance. <br \/>\nCe qui signifie que ce qui se d&eacute;plie lorsque nous examinons la diversit&eacute; des sites, blogs, r&eacute;seaux sociaux sont des types intentionnels de la conscience humaine. La mention que je faisais en introduction &agrave; Freud et son effort r&eacute;p&eacute;t&eacute; de construction topique s&rsquo;&eacute;claire davantage. Ne plus s&rsquo;attacher d&rsquo;abord aux contenus, mais saisir la diversit&eacute; de la pens&eacute;e humaine qui se donne virtuellement en acc&egrave;s libre au niveau de la synth&egrave;se technologique d&rsquo;internet.<br \/>\nInternet est une forme de sch&eacute;mas confus &agrave; premi&egrave;re vue de l&rsquo;ensemble des horizons d&rsquo;op&eacute;rations et de polarisations de la conscience. C&rsquo;est en quelque sorte une carte mentale du fonctionnement de la conscience, de sa mani&egrave;re d&rsquo;associer des intentions, de se focaliser, de se d&eacute;plier.<br \/>\nPar exemple : si je cherche le mot astrophysique sur google (525 000 r&eacute;sultats) il est &eacute;vident qu&rsquo;au niveau de la polarisation intentionnelle de la conscience je parviens &agrave; un r&eacute;sultat absolument inf&eacute;rieur &agrave; ce que pourrait &ecirc;tre la recherche du mot sexe (43 100 000 r&eacute;sultats). Ce qui se r&eacute;v&egrave;le c&rsquo;est que l&rsquo;intentionnalit&eacute; g&eacute;n&eacute;rale de la pens&eacute;e se focalise plus sur la question sexuelle que sur les questions d&rsquo;astrophysique. <br \/>\nCe &agrave; quoi me donne acc&egrave;s selon la logique cartographique internet, ce n&rsquo;est pas &agrave; l&rsquo;espace, mais &agrave; un sch&eacute;ma des focalisations intentionnelles de l&rsquo;homme. Internet est d&rsquo;abord et avant tout ph&eacute;nom&eacute;nologiquement un condensateur des intentionnalit&eacute;s de l&rsquo;homme et de ses proc&eacute;dures d&rsquo;association. C&rsquo;est pourquoi autant de recherches se font sur les pratiques humaines, sur la question des modalit&eacute;s relationnelles. <br \/>\nMais ici, il s&rsquo;agit pour nous justement de prendre recul face &agrave; toute focalisation et de bien comprendre que c&rsquo;est une topique g&eacute;n&eacute;rale de la conscience que nous tentons de comprendre et d&rsquo;esquisser. Ainsi, s&rsquo;il n&rsquo;y a pas de passages comme je le disais entre les sites, mais des sauts, il y a pourtant des formes de passages qui peuvent &ecirc;tre per&ccedil;us,  ceux-ci mettant en lumi&egrave;re les possibles associations, liaisons, correspondances entre intentionnalit&eacute; 3. En effet, ce qui se lie, est de l&rsquo;ordre de l&rsquo;association de pens&eacute;e. Si je recherche voiture tuning, au niveau des images qui ressortiront sur le moteur de recherche google, je verrai associ&eacute;es certaines images de voiture &agrave; des corps f&eacute;minins tr&egrave;s d&eacute;v&ecirc;tus, avec des poses aguicheuses. Au contraire, si nous tapons structure atomique, aucune association &agrave; l&rsquo;&eacute;rotisme f&eacute;minin apparaitra, seules des photographies de chercheur viendront entrecouper, les repr&eacute;sentations d&rsquo;atomes et de structures atomiques. <br \/>\nLe r&eacute;f&eacute;rencement m&eacute;thodique donne acc&egrave;s aux sch&eacute;mas d&rsquo;association intentionnels, &agrave; savoir ouvre d&rsquo;un point de vue architectonique, en quel sens la pens&eacute;e humaine cr&eacute;e du lien quant &agrave; ses polarisations.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; \">cookies world<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; \">L&rsquo;heure est au fantasme de la m&eacute;moire universelle et absolue. On nous parle des data-centers, du data-clouding, de la possibilit&eacute; de tout retrouver &agrave; chaque instant de notre vie num&eacute;rique. Comme si, l&rsquo;essentiel se jouait l&agrave;, une omni-science &agrave; soi et aux autres quant &agrave; l&rsquo;archivage. La question de la digitalisation, n&rsquo;est pas d&rsquo;ordre statique, mais derri&egrave;re l&rsquo;apparence, elle est de l&rsquo;ordre dynamique. Pour le sujet : la digitalisation du v&eacute;cu comme automatisme serait l&agrave; comme garantie de sa propre existence. J&#8217;existe car je m&#8217;enregistre. Or, ce qui est derri&egrave;re la digitalisation des v&eacute;cus, ce ne sont pas les contenus, mais les trajectoires, les arborescences de trajectoires de chaque sujet, et ses choix. Le v&eacute;ritable archivage n&rsquo;est pas le contenu que tel ou tel d&eacute;pose, mais le fait qu&rsquo;il ait d&eacute;pos&eacute; ceci ou cela (logique des tags) sur tel site. L&rsquo;archivage est celui de la relation, de la connexion et non pas de la donn&eacute;e. C&rsquo;est pourquoi ce qui importe pour toutes les entreprises du web est d&rsquo;abord la logique des cookies. <br \/>\nLes cookies permettent de d&eacute;finir les relations qu&rsquo;entretient au niveau des r&eacute;seaux un usager. Ils permettent ainsi d&rsquo;&eacute;tablir une forme de portraits de l&rsquo;intentionnalit&eacute; de l&rsquo;internaute : que cela soit au niveau de ses achats, de la fr&eacute;quentation des sites, des relations &agrave; d&rsquo;autres usagers. Les cookies ainsi permettent de tracer des dynamiques intentionnelles, et del&agrave; de proposer des cartographies dynamiques des centre d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t. D&egrave;s lors la digitalisation, en effet tente de dupliquer un r&eacute;el, mais non pas celui du monde, mais celui de la conscience. <br \/>\nNous passons depuis quelques ann&eacute;es du web 2.0, qui a &eacute;t&eacute; l&rsquo;inter-communicabilit&eacute; intra-r&eacute;seau, au web 3.0 qui se constitue par l&rsquo;inter-op&eacute;rativit&eacute; de technologies qui ne sont plus li&eacute;es imm&eacute;diatement au r&eacute;seau de prime abord, &agrave; savoir qui s&rsquo;&eacute;chappent de la logique de l&rsquo;&eacute;cran. Cette inter-connectivit&eacute; est la nouvelle phase de processus  typologique des pratiques humaines  et de leur quantification. <br \/>\nAinsi, si on observe les objets connect&eacute;s, il s&rsquo;agit de bien saisir et quantifier les pratiques intentionnelles. Si on consid&egrave;re la prochaine mise sur march&eacute;, de la soci&eacute;t&eacute; de Rafi Halajan, qui avait cr&eacute;&eacute; le nabaztag, il s&rsquo;agit de commercialiser un objet connect&eacute; qui s&rsquo;appelle Mother. Mother va interconnecter des cookies physiques qui peuvent &ecirc;tre pos&eacute;s sur divers objets afin d&rsquo;examiner des pratiques. Ces cookies vont aussi bien s&rsquo;adapter au frigidaire, qu&rsquo;&agrave; la porte d&rsquo;entr&eacute;e, &agrave; un cartable, une brosse &agrave; dents comme le montre le teaser servant &agrave; lever les fonds d&rsquo;investissement. Bien plus d&eacute;velopp&eacute; que ce que peut &ecirc;tre le Nike+ FuelBand, Mother et ses applications pourront sch&eacute;matiser l&rsquo;ensemble des intentions d&rsquo;une famille, et d&egrave;s lors g&eacute;n&eacute;rer des sch&eacute;mas comportementaux. Ici, ce qui appara&icirc;t n&rsquo;est pas tant la question de la r&eacute;alit&eacute; augment&eacute;e dans laquelle nous sommes, ni m&ecirc;me celle de l&rsquo;autonomie de la machine, qui reste en dernier ressort de l&rsquo;ordre du fantasme si on projette une forme intentionnelle, mais bien la logique de cartographie de notre conscience de son mode de fonctionnements. De m&ecirc;me la nouvelle fonction iBeacon lanc&eacute;e par apple sur les iphone va dans le m&ecirc;me sens. Interagir avec le client dans une boutique &agrave; partir de ses centres d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts. <br \/>\nCet internet des objets ou des proc&eacute;dures est ce qui est au coeur de la surveillance de la NSA, d&eacute;voil&eacute;e par Snowden. Ce qui doit &ecirc;tre pens&eacute; dans cette affaire, notamment, la r&eacute;cente mise en lumi&egrave;re de la surveillance des t&eacute;l&eacute;phones portables, tient non pas seulement le niveau communicationnel, mais aussi au niveau des d&eacute;placements de leur propri&eacute;taire. Cette logique du tra&ccedil;age des pratiques est au coeur de m&ecirc;me de tout usage de cartes ou capteurs li&eacute;es &agrave; la soci&eacute;t&eacute; de consommation.  \tOn per&ccedil;oit que la possibilit&eacute; offerte tend &agrave; l&rsquo;inversion de la cause et de l&rsquo;effet. Il ne s&rsquo;agit pas tant de prendre en compte que de pouvoir anticiper selon des modalit&eacute;s statistiques les possibles processus humains et del&agrave; de pouvoir les provoquer.<br \/>\nGoogle montre la voie avec ses graphes &eacute;pid&eacute;miques de la grippe par exemple. Ceux-ci permettent de percevoir et d&rsquo;anticiper le d&eacute;velopppement de la maladie &agrave; partir d&rsquo;analyse des requ&ecirc;tes avanc&eacute;es de son moteur de recherche. &laquo;Certains termes de recherche semblent &ecirc;tre de bons indicateurs de la propagation de la grippe. Afin de vous fournir une estimation de la propagation du virus, ce site rassemble donc des donn&eacute;es relatives aux recherches lanc&eacute;es sur Google&raquo;, est-il &eacute;crit en bandeau de ce graphe. <br \/>\nInternet et la digitalisation sont donc une logique de globalisation des processus individuels selon la volont&eacute; de constituer la r&eacute;alit&eacute; non pas communautaire, mais synth&eacute;tique de l&rsquo;homme, en tant qu&rsquo;organisme global constitu&eacute; de particules.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; \">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; \">L&rsquo;&eacute;puisement de la singularit&eacute;<br \/>\nL&#8217;ensemble de ces tentatives montre que ce qui est recherch&eacute;, c&#8217;est la r&eacute;duction de la part singuli&egrave;re de l&#8217;homme, sa part impr&eacute;visible, son individualit&eacute;, au profit de la conception techno-synth&eacute;tique de l&rsquo;humanit&eacute;. La digitalisation et la cartographie sont celles de la pens&eacute;e, mais non plus individuelle, mais collective et d&egrave;s lors par le renversement cause\/effet, c&rsquo;est la possibilit&eacute; de mettre &agrave; disposition de puissances symboliques ou &eacute;conomiques, le devenir temporel de l&rsquo;homme.<br \/>\nSi ce type de paradigme ressort parfaitement de film comme Minority report de Spielberg, reste que bien avant, avec les p&egrave;res de la cybern&eacute;tique, cela a pu &ecirc;tre annonc&eacute;. En effet, si on en revient &agrave; David Aurel et son livre La cybern&eacute;tique et l&rsquo;humain4, &eacute;tait d&eacute;j&agrave; mis en perspective le projet de la cybern&eacute;tique : r&eacute;duire l&#8217;homme et ses intentionnalit&eacute;s &agrave; un ensemble d&#8217;&eacute;quation d&eacute;terministe, repoussant la question de la libert&eacute; &agrave; ne plus &ecirc;tre rien. David Aurel, dans un de ses sch&eacute;mas, reprenant la question de la libert&eacute; telle q&rsquo;elle a &eacute;t&eacute; propos&eacute;e par Descartes, explique que l&rsquo;analyse des m&eacute;canismes intentionnels de l&rsquo;homme, permet de voir en quel sens son comportement peut &ecirc;tre r&eacute;duit &agrave; des calculs d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t, ou encore des proc&eacute;dures de r&eacute;actions sp&eacute;cifiquement d&eacute;terminables, ceci impliquant de r&eacute;duire la libert&eacute; &agrave; un presque rien(5).  \tLa volont&eacute; de digitaliser, cartographier, ordonner, r&eacute;f&eacute;rencer ind&eacute;finiment, n&#8217;est pas du tout dans la logique de la connaissance mais du contr&ocirc;le. Le savoir est subordonn&eacute; au pouvoir : la question de l&#8217;action d&eacute;passe la question de la th&eacute;orie selon une dialectique du contr&ocirc;le.<br \/>\nOn ne peut que rappeler ici ce que Heidegger, dans sa critique de l&#8217;&egrave;re technique, en tant que cybern&eacute;tique mettait d&eacute;j&agrave; en &eacute;vidence : l&#8217;homme est vid&eacute; de son humanit&eacute;, au sens o&ugrave; la technique le r&eacute;duit lui-m&ecirc;me &agrave; n&#8217;&ecirc;tre seulement qu&#8217;un &eacute;tant parmi les &eacute;tants(6). <br \/>\nLa logique de cartographie li&eacute;e au r&eacute;seau repose ainsi sur la certitude, elle-m&ecirc;me refoul&eacute;e, que l&rsquo;homme se r&eacute;duit &agrave; un &eacute;tant que l&rsquo;on peut absolument, et sans reste, r&eacute;duire &agrave; un d&eacute;terminisme fonctionnel, donc chaque partie par sa variation traduit des formes d&rsquo;intentionnalit&eacute; de la globalit&eacute; organique. <br \/>\nD&egrave;s lors, pour conclure, si l&rsquo;optique de Dominique Cardon(7) est assez juste, &agrave; savoir l&#8217;abolition des &laquo;espaces en clair-obscur afin de les porter &agrave; la lumi&egrave;re des moteurs de recherche&raquo;, on ne peut que se s&eacute;parer de sa conclusion. La cartographie intentionnelle qui peu &agrave; peu se r&eacute;pand et s&rsquo;acc&eacute;l&egrave;re avec le web 3.0, est de l&rsquo;ordre de la saisie de l&rsquo;intentionnalit&eacute; humaine en tant qu&rsquo;entit&eacute; globale en vue de sa domination par des logiques &eacute;conomiques et donc id&eacute;ologiques. <br \/>\nNous retrouvons ici sans doute historiquement ce qu&rsquo;a &eacute;t&eacute; l&rsquo;av&egrave;nement de la carte. La cartographie et la g&eacute;ographie, loin de ne reposer que sur l&rsquo;&eacute;preuve de la connaissance, seulement objective, r&eacute;pondait ph&eacute;nom&eacute;nologiquement &agrave; la question de l&rsquo;utilit&eacute;. Ph&eacute;nom&eacute;nologiquement : le face-&agrave;-quoi est toujours subordonn&eacute; au pour-quoi, au en-vue-de-quoi. &Agrave; l&rsquo;instar de ce que d&eacute;non&ccedil;ait Adorno &agrave; propos de la soci&eacute;t&eacute; capitaliste dans Minima Moralia, ce qui est propos&eacute;, comme service au niveau des r&eacute;seaux, est dialectiquement institu&eacute; en vue de la mainmise et de la domination de l&rsquo;homme. Les services propos&eacute;s par le web, ne sont l&agrave; que pour acc&eacute;l&eacute;rer et parfaire selon le principe d&rsquo;exhaustivit&eacute;, la cartographie de nos choix, de nos perspectives, de nos existences. Ainsi, loin de partager la suspension positive de Dominique Cardon, parlant de libert&eacute; de l&rsquo;individu, il est &eacute;vident que la digitalisation de nos existences, tend de plus en plus &agrave; nous fixer, avec l&rsquo;assentiment de chaque individu concern&eacute;, &agrave; des formes de d&eacute;terminismes, anticipables et d&egrave;s lors calculables selon des logiques de profits.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a name=\"note1\">(1)<\/a> Ce point pr&eacute;cis pourrait permettre de bien comprendre le relatif &eacute;chec de Second life. Second life s&rsquo;est propos&eacute; de donner une r&eacute;alit&eacute; mim&eacute;tique &#8211; au sens spatial et formel &#8211; de la n&ocirc;tre. En effet, le participant se retrouve incarner un personnage dans un monde, r&eacute;pondant des m&ecirc;mes processus, mais en virtuel, que ceux de notre existence. Second life aurait parfaitement pu devenir le r&eacute;seau social absolu &agrave; partir du milieu des ann&eacute;es 2000. Or cela n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; le cas, le d&eacute;sint&eacute;r&ecirc;t a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s rapide, notamment en France apr&egrave;s les &eacute;lections de 2007, o&ugrave; il fut tr&egrave;s pr&eacute;sent du fait de sa nouveaut&eacute;. La raison de ce d&eacute;sint&eacute;r&ecirc;t, vient du fait que ce qui domine au niveau d&rsquo;internet, n&rsquo;est aucunement de l&rsquo;ordre de la recherche d&rsquo;une mim&eacute;sis de l&rsquo;espace, mais de l&rsquo;incarnation de notre intentionnalit&eacute;. L&rsquo;internaute recherche davantage la forme esth&eacute;tique des proc&eacute;dures intentionnelles, que la recopie du monde. Autrement dit, pour quelle raison des r&eacute;seaux sociaux comme facebook ont fonctionn&eacute; et fonctionnent tr&egrave;s bien, c&rsquo;est que la conscience s&rsquo;y reconna&icirc;t, facebook est un condensateur intentionnel, qui a neutralis&eacute; toute forme de mim&eacute;tique esth&eacute;tique exog&egrave;ne &agrave; la conscience.\u0006<\/p>\n<p>(2) Anne Cauquelin, Le site et le paysage, ed. puf, 2002.<\/p>\n<p>\u00063 Il faudrait aussi mettre en &eacute;vidence et analyser toutes les recherches sur le web-s&eacute;mantiques, et donc la question des tags associ&eacute;s &agrave; des contenus. Ces associations sont de l&rsquo;ordre de sch&eacute;matisation de modalit&eacute;s de pens&eacute;e. D&egrave;s lors la volont&eacute; de pouvoir ma&icirc;triser un web-s&eacute;mantique appartient pleinement &agrave; la logique de saisie des proc&eacute;dures intentionnelles de l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>\u00064 David Aurel, La cybern&eacute;tique et l&rsquo;humain, ed. Gallimard, 1965.\u0006<\/p>\n<p>5 Il faudrait &eacute;tablir la discussion entre Jank&eacute;levitch et cette th&egrave;se de David Aurel &agrave; la lumi&egrave;re de l&rsquo;&eacute;volution d&rsquo;internet et des op&eacute;rations que j&rsquo;ai d&eacute;crites. En effet, Jankelevitch tend &agrave; poser dans le Je ne sais quoi et le presque rien, que la libert&eacute;, prise dans le d&eacute;terminisme, n&rsquo;a de sens que dans la transcendantalit&eacute; du futur. Or, selon cette logique de r&eacute;duction cybern&eacute;tique des intentionnalit&eacute;s humaines et la ma&icirc;trise statistique de plus en pus forte des relations que la conscience &eacute;tablie, on pourrait penser que peu &agrave; peu, l&rsquo;intentionnalit&eacute; humaine quant aux possibles, puisse se r&eacute;duire &agrave; un ph&eacute;nom&egrave;ne &eacute;qualisable d&rsquo;un point de vue d&eacute;terministe. Ceci ressort de ce qu&rsquo;&eacute;crit david Aurel : &laquo;: &laquo;&nbsp;La technique rationnelle a attaqu&eacute; le droit comme elle a attaqu&eacute; la M&eacute;decine. Cela tient &agrave; l&rsquo;augmentation du nombre des hommes, au fort taux de couplage de leurs relations actuelles (&hellip;). Le point le plus connu est celui de la cybern&eacute;tisation de la gestion administrative. L&rsquo;Automation, dont la r&eacute;glementation pr&eacute;occupe par ailleurs fortement le Droit, le p&eacute;n&egrave;tre lui-m&ecirc;me dans son organisation technique&nbsp;&raquo; (p.140)&raquo;\u0006<\/p>\n<p>(6) Heidegger, Le d&eacute;passement de la m&eacute;taphysique : &laquo;&nbsp;L&rsquo;usure de toutes les mati&egrave;re , y compris la mati&egrave;re premi&egrave;re &laquo;&nbsp;homme&nbsp;&raquo;, au b&eacute;n&eacute;fice de la production technique de la possibilit&eacute; absolue de tout fabriquer, est secr&egrave;tement d&eacute;termin&eacute;e par le vide total o&ugrave; l&rsquo;&eacute;tant, o&ugrave; les &eacute;toffes du r&eacute;el, sont suspendues. Ce vide doit &ecirc;tre enti&egrave;rement rempli. Mais comme le vide de l&rsquo;&ecirc;tre, surtout quand il ne peut &ecirc;tre senti comme tel, ne peut jamais &ecirc;tre combl&eacute; par la pl&eacute;nitude de l&rsquo;&eacute;tant, il ne reste pour y &eacute;chapper qu&rsquo;&agrave; organiser sans cesse l&rsquo;&eacute;tant pour rendre possible, d&rsquo;une fa&ccedil;on permanente, la mise en ordre entendue comme la forme sous laquelle l&rsquo;action sans but est mise en s&eacute;curit&eacute;. Vue sous cet angle, la technique, qui sans le savoir est en rapport avec le vide de l&rsquo;&ecirc;tre, est ainsi l&rsquo;organisation de la p&eacute;nurie&raquo;.\u0006<\/p>\n<p>(7) Dominique Cardon, La d&eacute;mocratie Internet, ed. Seuil, 2010.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Internet a &eacute;t&eacute; imm&eacute;diatement investi par les paradigmes de l&rsquo;espace. Mais d&egrave;s lors que nous examinons son processus, est-ce qu&rsquo;il ne s&rsquo;agirait pas de percevoir en quel sens, la digitalisation des activit&eacute;s humaines n&#8217;inaugurerait pas une forme de cartographie de la conscience en g&eacute;n&eacute;ral, permettant alors la r&eacute;duction de l&rsquo;homme &agrave; seulement des processus d&eacute;termin&eacute;s [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[11],"tags":[],"class_list":["post-513","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-article"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/databaz.org\/xtrm-art\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/513","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/databaz.org\/xtrm-art\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/databaz.org\/xtrm-art\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/databaz.org\/xtrm-art\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/databaz.org\/xtrm-art\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=513"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/databaz.org\/xtrm-art\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/513\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":514,"href":"https:\/\/databaz.org\/xtrm-art\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/513\/revisions\/514"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/databaz.org\/xtrm-art\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=513"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/databaz.org\/xtrm-art\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=513"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/databaz.org\/xtrm-art\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=513"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}