[Résidence] MIRE _ Lionel Palun, Djamila Daddi-addoun, Alice Prédour

# Résidence de création _ art numérique __ du 24 au 30 septembre 2012

avec le soutien de la région Poitou-Charentes, du Lieu Multiple (Poitiers) et de Jazz à Poitiers

MIRE _ orchestre de table de mixage video

avec Lionel Palun, Djamila Daddi-addoun, Alice Prédour

Mire est une formation fondée en 2009 qui se définit comme un orchestre de tables de mixage vidéo. Cette formation se propose d’explorer la notion de partition et d’orchestre pour des objets audiovisuels non pensés au départ comme des instruments.

Dans la continuité de Martin Tétreault et de ses partitions pour platines vinyles et de Cornelius Cardew et de ses partitions graphiques, Lionel Palun a sollicité Alice Prédour et Djamila Daddi-addoun en vue de la création d’un orchestre de tables de mixage vidéo. Il est question tout autant de créer des instruments vidéo que d’écrire une partition pour ces instruments.

Mire part d’une approche sensible de l’image pour aller vers une écriture visuelle et sonore. Cette écriture est abstraite dans le sens où elle ne propose pas une narration mais une approche musicale de l’image. Elle convoque l’imaginaire du spectateur à travers une poétique minimaliste ( la fragilité de la danse organique d’une ligne à l’écran) et des temps plus baroques ( explosions syncopées de couleurs ). Cette poétique a pour vocabulaire les paramètres inhérents à nos instruments ( luminosité de l’écran, mouvement de caméra, ouverture et fermeture du diaphragme, électronique de la table de mixage, neige vidéo, …)

La musicalité visuelle de Mire est créée par la respiration propre du larsen vidéo accompagnée tout autant qu’instrumentalisée par les interprètes. C’est une construction polyphonique orchestrée par la partition et accompagnée par des sons en lien direct avec la dynamique des images.

Djamila Daddi-addoun, table de mixage vidéo, caméra & télévision // Alice Prédour, table de mixage vidéo, caméra & télévision  // Lionel Palun, son & partition

>> Présentation du projet complet

//// Lionel Palun

Il a un parcours universitaire de physicien : ingénieur de l’ENSPG (physique) et docteur de l’UJF  (nanoélectronique). Il a travaillé deux ans comme enseignant chercheur à Grenoble au LPCS (électronique). Après une rencontre avec la danse contemporaine et en particulier le travail de la Cie Pascoli, il bifurque vers une recherche singulière autour du rapport entre l’image et la scène, visant à faire de ce média un acteur à part entière  du spectacle, au même titre que la danse, le texte, le son ou la lumière. Lionel Palun est co-fondateur de l’association 720 Digital, membre de la collégiale du 102, membre du comité de rédaction du magazine trimestriel Revue & Corrigée et a été membre pendant 5 ans du conseil d’administration de CitéDanse. Professionnel dans le spectacle vivant depuis 2001, il travaille l’image numérique sous ses aspects les plus divers, à travers des performance video, des installations plastiques, des créations videos pour des pièces chorégraphiques et théâtrales ou des concerts en collaboration avec différents metteurs en scène, chorégraphes, musiciens et collectifs (Broadway, Yann Lheureux, Pascal Mengelle, Cédric Marchal, Anne-Marie Pascoli, Muriel Piqué, Christophe Serpinet, Minou Wozniak,…)
Duo et Improvisation. Le cœur de sa recherche actuelle est une série de duos (généralement improvisés) qui explorent la relation possible entre l’image et les autres arts scéniques (Image/Danse, Image/Théâtre, Image/Musique, Image/Lumière, Vidéo/Cinéma…). Ces explorations lui ont permis de travailler avec des artistes aussi divers que Christophe Cardoen, Delphine Dolce, Dominique Lentin, Jérôme Noetinger, Nathalie Perrier, Riojim.
Outre la maîtrise des outils professionnels de l’imagerie numérique et du multimédia, son travail ainsi que les compétences acquises lors de sa formation universitaire l’ont conduit à développer son propre outil de fabrication et de diffusion d’image, le logiciel In Videre, qui est à la fois une régie vidéo fiable et un instrument original pour l’improvisation et les performances vidéo.
http://www.lionelpalun.com/lp/

//// Djamila Daddi-addoun, vidéaste, plasticienne (vit et travaille à Grenoble)
Diplômée de l’école supérieure d’art de Grenoble.
Elle a travaillé au centre vidéo de Bruxelles et assiste Benoit Dervaux sur une création au Festival “Temps d’images” à Noisielle, en 2004. Sa démarche artistique utilise les récits de faits quotidiens, qu’elle réinjecte dans un questionnement plus large sur la condition de l’être. Images glanées, récupérées, travail de portraits, récolte de témoignages, sont des supports qu’elle utilise, comme des traces d’une mémoire collective.
Une partie de son travail est dédiée à la vidéo participative, temps/ laboratoire où il s’agit de fabriquer, avec un groupe constitué, des objets vidéos dont l’écriture, la réalisation et le montage s’effectuent en collaboration avec les personnes participantes.
Elle est vidéaste pour la Fabrique des Petites Utopies en 2005 et 2006, où elle réalise un travail d’images pour un diptyque de Sarah Kane : “Manque” et “4.48 Psychose”. Parallèlement, elle réalise en collaboration avec Bruno Thircuir et l’ODTI de Grenoble une série documentaire: “Bâtisseur de Rêves”, portrait sensible de la cité, à la recherche de ceux qui l’ont construite.
Depuis 2007, elle travaille autour de la notion de frontière avec l’association « Insolant’image », et entame un nouveau projet en collaboration avec Marina Siakowski, auprès du CLEPT, s’articulant autour de l’idée de la rumeur, utilisant les supports photographiques et sérigraphiques.
En 2009, elle participe à la fondation de « la Compagnie du Hiatus », et travaille sur un dispositif son /image en collaboration avec une vidéaste et 3 musiciens.

///// Alice Prédour, artiste, plasticienne (vit et travaille à Grenoble)
Formée à l’école supérieure d’art de Grenoble, où elle a obtenu son DNSEP, Alice Prédour décline son travail sous forme de performance, d’installation photographique et de vidéo.
Alice a collaboré avec d’autres artistes autour de la question d’œuvre et de production. C’est en 2004 qu’elle crée l’agence ANPE : artiste nomade précaire expérimentateur.
Après avoir passé une année au Canada, Alice a repris son investissement dans différentes associations grenobloises. Le lien entre son engagement pour la culture au sein du 102 et celui du logement au sein des Passeurs lui permet d’étoffer sa réflexion artistique. Intervenante en arts plastiques au sein de l’Alliance française de Victoria (BC) en 2007, elle travaille aujourd’hui auprès de différentes structures culturelles. Elle développe différents travaux lors d’événements avec la compagnie Ici Même (Grenoble) et réalise des captations vidéo et des commandes photographiques. A l’initiative de l’association Doxa Scopie Alice propose et réalise des ateliers vidéo qui ont pour but d’initier à la réalisation d’une vidéo-court métrage.