[12-17 mai 2012] Résidence de David Guez et Maria Delamare

RESIDENCE /////// écriture et art numérique >>> du 12 au 17 mai

David Guez et Maria Delamarre

Durant leur résidence, Maria Delamare et David Guez travailleront sur les moyens de sauvegarde alternatifs  au numérique et sur la question de la pérennité des données hors de du contexte technologique.Un document texte sera produit, fruit des échanges croisés, il listera toutes les tentatives possibles, imaginables et inimaginables : du disque dur papier à la constitution d’un alphabet universel et atemporel, de la transmission orale de wikipédia – projet HUMANPEDIA – à la fabrique d’un cimetière d’espaces et de pierres tombales auto-biographiques.

Codage, écriture, questions de mémoires, de temps, de traces, de re.tours et de détours…. tout un software !

# David GUEZ

Depuis 1995, David Guez réalise des projets artistiques dont les deux moteurs fondamentaux sont :

> La notion de « lien » : lien social, lien entre les différents médiums et entre les différentes pratiques mais surtout lien associé à une idée de l’altérité où les nouvelles technologies seraient le moyen d’échanger avec l’autre.

> La notion de « public », au sens le plus ouvert du terme : « un art ouvert et disponible à tous les publics » et au sens politique et social : « un art qui questionne les libertés publiques et intimes et qui propose des alternatives ».

Ces deux approches lui ont permis d’inventer des « objets » et des « matrices » qui questionnent des sujets contemporains et leurs liens avec le web. Il s’agit de thèmes aussi variés que les médias libres, la psychanalyse, le rapport au temps, les usages collaboratifs de l’internet, les problèmes d’identité, de pertes de liberté & les questions d’archivage.

Ces projets ont présenté dans de nombreux événements artistiques (Centre pompidou, Le plateau, Gaité lyrique, Centre Barbara, Nuit blanche, Beaux arts de Lyon, Dijon, Nantes, résidence au Banff, File Festival Brésil…) et ils bénéficient d’une couverture médiatique importante et de soutiens institutionnels (CNC, SCAM,ARCADI).

www.guez.org / www.2067telecom.net / www.hypermoi.net/humanpedia

# Maria Delamare

Je suis née à Sisteron, a vécu enfant dans les hautes Alpes, en pleine montagne. Dans cet environnement sauvage la notions de liberté est liée à la notion du danger et le corps entier éprouve la topographie. J’ai eu la peinture en premier médium et l’écriture ensuite, pour toujours depuis. Ensuite, c’est la Provence, le calcaire, les ocres, et les villages de pierres à même la terre. La poursuite des cigales à Marseille, dans cette ville physique, violente et vivante. J’ai mis ces trois adjectifs dans ma poche, ils me semblaient parfaitement définir “la vie”.

Je passe un BAC Art Appliqué, une formation au design, dans laquelle l’Art sert toujours un projet. Je fais une rencontre déterminante avec un site : ” le J4″, c’est une esplanade en front de mer, artificielle et plane, apparemment vide mais acceuillant des événements. Ce site incarne des notions esthétiques et philosophiques qui me semblent fondamentales pour un espace. Il devient mon sujet d’étude, un lieu d’écriture, et un projet de diplôme lorsque je passe mon diplôme de BTS Design D’espace. Ensuite c’est Paris. J’intègre l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratif” (ENSAD) où je m’emplois autant à créer une architecture qu’à définir l’environnement spatial qui pourrait générer cette architecture. Je passe un diplôme d’architecte d’intérieur. En cours de route, je vais prendre l’air à Bruxelles pendant 6 mois. La lumière du Nord et les moyens du bord favorisent l’art brut. A l’école de recherche graphique (ERG) j’expérimente de nouveaux médiums : vidéo et photographie. Deuxième rencontre : “Tour et Taxi”, une friche industrielle. Ce site est du même ADN que le premier, mais d’une toute autre nature : entropique. Je l’étudie et écris un mémoire ” Espace Confus” qui prends la forme d’un roman d’aventure dans lequel je relate des découvertes spatiales et questionne l’intérêt qu’il y a à ne pas maîtriser tout un espace.

Plus tard, « Tour et Taxi » donne naissance à une fiction architecturale « ISHDATA » : création d’un data center à demi enterré dans ce terrain semi-marécageux. Ce projet pose le postulat que la mémoire du site est enfouie son sol et inscrite génétiquement jusqu’en l’azote et la carbone que constitue sa terre. Les aspects anthropologiques, géographiques et le documentaires font désormais parti de mon de travail artistique. A travers divers performances et installations je questionne actuellement le lien qu’il y a entre territoire et mémoire via architectures et formes primitives.

www.lou-delamare.fr