[23-24 sept] ImagiX – saison 1: une programmation d’art video des INSTANTS VIDEOS (Marseille)

Jeudi 23 et vendredi 24 septembre – 20h30 – entrée libre

DATABAZ lance ImagiX, une série de collaborations avec différents festivals d’art video français et étrangers. En demandant à divers festivals et structures de diffusion de l’art video de réaliser une programmation pour DATABAZ, il s’agit de faire découvrir le travail de vidéastes, mais aussi de mettre en valeur le travail de recherche et de soutien à l’art video qu’effectuent certaines structures depuis de nombreuses années.
La première saison s’ouvre avec les Instants Videos, une association de Marseille (crée en 1988) qui s’intéressent aux nouvelles formes d’écritures et aux œuvres sensibles : art vidéo, installations multimédias, performances, documentaires de créations…. Elle s’est petit à petit imposée comme un événement majeur de la scène internationale des arts électroniques et comme un partenaire actif et permanent pour l’accomplissement de différents projets liés aux nouvelles technologies de l’image : créations, programmations, conférences, production de textes critiques, formation, accompagnement de projets d’artistes… Son idée de nomadisme et la reconnaissance de ses actions a entraîné la constitution d’un important réseau de partenaires au niveau international et notamment en Méditerranée.

//// Jeudi 23 – 20h30

_ Présentation des Instants Videos Poétiques et Numériques

- Programme 1 : Vidéodanse
Exploration des différentes approches et interprétations de vidéastes, danseurs et chorégraphes face aux possibilités des technologies numériques appliquées au corps, au mouvement, au positionnement dans l’espace. Ces nouveaux moyens de “re-présentation” nous apportent une nouvelle dimension où l’on peut évoluer de la réalité virtuelle, la mise en scène, la captation jusqu’à l’interprétation subjective expérimentale.
Durée : 46 min

Vidéostations: le manège de Laurent Dejente (France, 2008) 1’00

Karo vertical de Gabily Anadon (Argentine, 2006) 5’17

Le corps est une construction symbolique pas une réalité en soi, il a seulement de sens avec la vue culturelle des personnes. La modernité produit un vide de corps. La possession d’un corps et être un corps sont deux visions qui semblent opposées. Le corps moderne implique la rupture du cosmos avec les autres et lui-même, transformant cet endroit en triomphe du moi.

Vidéostations: La chaise de Laurent Dejente (France, 2007) 4’49

Le corps, l’espace, le regard. Un enregistrement des plus simples d’une action qui joue avec les conventions de notre perception.

Arise ! de Ruben Guzman (Argentine/Canada, 2005) 2’10

Danse rurale et bergère.

Vidéostations: La Passerelle de Laurent Dejente (France, 2007) 0’45

Mue de Marie Péhau (France, 2008) 6’09

Une femme allongée dans un ruisseau perd peu à peu ses peaux devenues inutiles. Elle expérimente ce nouveau corps. Aux tanneries de Barjols.

Vidéostations: Le stade de Laurent Dejente (France, 2007) 1’20

L’odeur des bêtes de Raphaël Sevet (France, 2008) 7’20

Un homme et une femme se saisissent, se projettent, se retiennent ; sur eux l’ombre portée de notre regard. Pliés l’un dans l’autre, chacun dans leurs mouvements plie le film. Qui danse lui aussi, s’abîme. Film 16mm.

Casual de Aitor Echeverria (Espagne, 2008) 9’ 00

Dans le réveil de la zone, la musique des actions quotidiennes nous amène aux personnes qui coexistent et ne se connaissent pas. Des vies que les coïncidences rejoignent ou que la routine sépare.

Vidéostations: le bloc de Laurent Dejente (France, 2008) 2’00

Le_ pied de Michèle Ricozzi (France, 2006) 5’ 00

Une déambulation solitaire (à trois ?) dans le Baltic Museum de Newcastle.

//// Vendredi 24 – 20h30

- Programme 2 : Regards sur la création vidéo asiatique (Japon, Turquie, Hong Kong, Inde, Chine, Kurdistan, Syrie, Ukraine)

L’art vidéo fut inventé par un asiatique, le Coréen Nam June Paik. Dès ses premières expériences, Paik n’a cessé de croiser toutes les cultures qu’elles soient orientales ou occidentales. Qu’en est-il aujourd’hui de la création vidéo en Asie? Nous parcourrons une mosaïque d’imaginaires du Japon, de Hong Kong, de l’Inde, de la Chine et de l’Ukraine.
Durée : 42 min

- Planet A de Momoko Seto (Japon/France, 2008) 6’00

Le monde est devenu une planète desséchée où la culture du coton, exercée à outrance pour des raisons économiques, est la cause principale de la désertification. Ce phénomène fait écho à une plus grande catastrophe écologique, la désertification de la mer Aral, avec toujours l’homme comme responsable.

Reincarnation de Takeshi Kushida (Japon, 2008) 5’00

Un film sur les moments voluptueux que sont la fusion de l’âme et de la chair.

- Compound eyes de Jun’ichiro Ishii et Burcu Costur (Japon/Turquie, 2008) 9’40

Ce travail vidéo a été monté par deux artistes, Jun’ichiro Ishii et Burcu Costur, qui ont utilisé les mêmes matériaux mais sans aucune concertation. Cette collaboration vidéo veut comparer deux points de vue différents et, de manière expérimentale, essayer d’observer des réalités différentes.

- The Magic Flute de Vienne Chan (Hong Kong/Canada, 2008) 6’36

« J’ai voulu faire une œuvre qui soit divertissante sans pour autant négliger l’artistique.» Sur un extrait de l’Ouverture de la Flûte Enchantée de Mozart.

- Elements d’Aditi Avinash Kulkarni (Inde, 2009) 3’00

Cette vidéo expérimentale tente d’exprimer les cinq éléments de l’individualité.

- Histoire d’amour de Weimei Zhuang (Chine, 2007) 4’35

Un couple.

- Memory/Traces of my body de Khadija Baker (Kurdistan/Syrie/Canada, 2009) 6’02

Khadija Baker utilisent des images numériques fixes pour évoquer différentes étapes de son parcours d’immigration. Les traces que son corps laisse derrière elle sont autant de reflets de son environnement et de sa vie personnelle.

- Long-awaited d’Olesksandra Mushenko (Ukraine, 2009) 1’00

Animation. Un homme rentre chez lui, sa famille est là, la télévision aussi.

- Programme 3 : le non-urbain
Une observation subjective de notre environnement, une réflexion par l’utilisation du médium vidéo sur le monde qui nous entoure. Que l’on travaille le texte, l’image numérique, ou le documentaire voici différentes manières de questionner notre société par le biais de l’humour, du jeu, de l’enquête ou de la méditation philosophique.
Durée : 49 min

Reflections de Mariana Vassileva (Bulgarie/Allemagne, 2006) 5’14

Dans un parc, des lumières réfléchissent. Composition visuelle et sonore.

Vidéo rose de Thierry Verbeke (France, 2001) 1’30

La vidéo rose est une compilation de slogans tous plus positifs les uns que les autres. Le dernier étant l’amorce du « leitmotiv » de Voltaire dans Candide : « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ».

Wolkengestalt (La forme des nuages) de Silvia Maglioni et Graeme Thomson

(Italie/Ecosse, 2007) 13’00

La forme des nuages. Les observations météorologiques de Goethe le 11 septembre 1819 des nuages en ce jour et d’un hors-champ ambivalent et disjonctif. Sous la menace constante de la guerre globale le mot s’est retiré, les image-temps deviennent opaques, croisements inéluctables, opacifiés par des bruits abrasifs faisant des échos sans fin.

L’anature de Sylvie Coren et Henri Bokilo (France, 2008) 7’30

Un film de vacances qui tient tout autant du cinéma expérimental que du film militant, du poétique que de l’écolo. Bref, un vrai film de glandeur avec de vrais morceaux cinématographiques à l’intérieur.

La via muerta (Le chemin de fer mort) de Gaston Igounet (Argentine, 2009) 3’48

A propos de la mystérieuse disparition d’un homme malgache, dont on suppose qu’il est parti nager dans l’océan indien. Récit d’un témoin qui emprunte la même voie que lui depuis son village jusqu’à la mer.

PaysagEtre (LandscapeToBe) de Marie-France Giraudon et Emmanuel Avenel (Canada/France

2009) 23’00

Ce film interroge l’écart physique, philosophique et spirituel qui se creuse entre l’humain et la nature. Sous la forme d’un rite de passage, il constitue une mise à l’épreuve de l’individu : de la traversée des paysages simulés, extraordinaires et merveilleux, jusqu’au vécu d’une expérience physique extrême, sorte de corps à corps avec une nature à nu. Cette laborieuse quête de symbiose avec la nature permettra-t-elle de se trouver soi-même, en harmonie avec le monde ?

////////// Petite restauration sur place : assiettes de produits bio