[POESIE NUMERIQUE] Soirée poésie sonique

Vendredi 8 décembre 20h30 soirée Poésie sonique

avec Jacques Donguy, Martin Bakéro et Philippe Boisnard

Soirée performance poétique et numérique !

La poésie si elle est encore attachée au livre, elle a trouvé son arrachement de la page par la poésie sonore et notamment Bernard Heidsieck, , puis elle a été questionnée et explorée à travers les poésies informatiques, et ceci à partir de la fin des années 60. Pour cette soirée nous avons trois générations de la poésie liée aux technologies : la première avec Jacques Donguy, un des pionniers dans les années 1980 de la poésie avec son Atari 520ST, la seconde génération de la fin des années 1990 avec Philippe Boisnard, et la troisième avec les années 2010 et Martin Bakéro.

Jacques Donguy est poète, et a comme tel publié une anthologie manifeste en 1975 sur le Nouveau réalisme en référence à Restany, et a publié à l’époque dans de nombreuses revues comme Chorus ou Exit. Il sera l ‘auteur d’un manifeste, « Inventaire avant liquidation » pour défendre cette tendance. Il deviendra par la suite un spécialiste des poésies expérimentales, poésies concrètes, poésie sonores, poésies visuelles, et a publi à ce titre une étude / anthologie internationale de 400 pages au presses du réel. Il enseignera d’ailleurs la poésie expérimentale à Paris I. Il est aussi le traducteur, toujours aux presses du réel, d’Augusto de Campos, le grand poète concrétiste de Sao Paulo.

Jacques Donguy est aussi le pionnier de l’utilisation de l’ordinateur portable en France pour la poésie dès 1983, ce dont témoigne un article dans la revue Interde printemps 1984 au Québec. Il va théoriser ce qu’on appelle actuellement la Poésie Numérique, écrire un manifeste à ce sujet dans la revue Art Press en 2002, et développer son travail à travers des performances actuellement sur Pure Data, et des publications théoriques. Il anime aussi la revue Celebrity Cafe, qui en est à son numéro 2, et vient de sortir un livre sur le musicien minimaliste américain La Monte Young.

Martin Bakéro, est un poète, artiste, chercheur et docteur en psychopathologie aux multiples facettes et provenances. Il s’est toujours parallèlement intéressé à la poésie, à la musique, la performance et la psychopathologie, des domaines intimement mêlés dans ses diverses pratiques, qu’il destine toutes à explorer les frontières entre le son et le sens, entre la musique et la poésie. Il s’intéresse à la situation humaine dans l’espace, à comment la vie et l’art peuvent se développer dans l’espace sidéral. Ainsi il a participé dans des recherches en astrobiologie au Chili et en France.
Outre ses performances, il produit donc également des livres, des tableaux, des lms, des installations, et anime des émissions de radio. Il a créé le cabaret pneumatique, est membre ondateur de mouvements poétiques tels que Casagrande, Réevolution poétique, Foro de Escritores. Il dirige le festival « Festina Lente » et le « Laboratoire d’Électropoésie Acousémantique » à la Société de Curiosités et au Cirque Électrique à Paris. Il organise et coordonne de nombreux échanges entre Europe (France, Espagne, Autriche, Slovakie, Royaume Uni) et Amérique du Sud et Centrale essentiellement (Chili, Mexique, Argentine, Uruguay et Perou).

 

Philippe Boisnard, artiste numérique et écrivain, il interroge depuis de nombreuses années la constitution de l’homme à travers la matérialité des codes et des représentations liées à la dimension aussi bien politique, que sociale ou économique. Ses installations ou ses performances, cherchent à réfléchir aux processus technologiques qui viennent constituer notre humanité. C’est en ce sens qu’il travaille beaucoup sur la question des fragments qui constituent les hommes, fragments qui seraient son ADN.

Il crée des installations ou des performances seul, tel phAUTOmaton ou Réalité fragmentaire, qu’en association avec d’autres créateurs, tel Hortense Gauthier avec qui il forme le duo hp process, qu’Arnaud Courcelle avec qui il a conçu la borne interactive de présentation de l’Hermione ou bien le musicien Gaëtan Gromer.

Par ailleurs il a travaillé pour des créations numériques théâtrales, avec par exemple L’argent créé par Anne Théron, et joué dans le cadre du festival d’Avignon.

Il a publié dans de nombreuses revues de poésies, et plusieurs livres dont Pan cake (ed. Hermaphrodite), Dégoût en corps (Raphael de Surtis), Atom-Z, nous sommes 6 milliards (publie.net), Inter-action CLOM (Joël Hubaut) ed Le clou dans le fer.

Son travail est présenté lors d’expositions et de festivals internationaux : Bibliothèque nationale de france (Cherchez le texte); Nuit Européenne des musées France-Russie (Vladivostock, Irkoutsk, Rostov sur le Don, Rybinsk, Samara, Paris – Société des gens de lettres), SAT (Montréal), Eastern Block (Canada), festival Gigital Choc (instituts français de Tokyo et Kyoto), Convention dure data (Sao Paulo – Brésil) ; Festival Epaf (Varsovie, Pologne), Live action festival (Göttborg), Festival FIMAV (Victoriaville – Canada), Experimenta (Grenoble), Festival Les bains numériques (Enghien-les-bains), Mapping Festival (Genève, Suisse), etc.