INTON’ACTION #4 _ Rencontres internationales de poésie et performances

INTON’ACTION #4 _

Rencontres internationales de poésie et performances

du 2 au 4 octobre 2014 

Pour la 4e année, DATABAZ poursuit son exploration au fil de l’expérimentation et de l’intermédia, en vous vous invitant à découvrir selon des angularités multiples les pratiques artistiques contemporaines qui dessinent les contours en mouvement de la performance actuelle.

Performance, cet art de l’éphémère, du temps dans le corps, de la voix dans l’espace, de la voix à travers le corps, du corps à travers les objets, de l’espace du temps, qui ouvre des territoires en mutation et interroge sans cesses les limites.  Performance, cette nécessité du geste et de l’acte, pour « s’en sortir sans sortir », déjouer les catégories et se tenir dans le risque d’une adresse qui défait les / la représentation(s) …

INTON’ACTION, c’est des artistes et poètes qui ont développé en tout sens et densément depuis de longues années cet art de l’action, mais aussi des performeurs plus jeunes, en recherche, … c’est des artistes venus d’Irak, de Grèce, du Chili, des Pays-Bas qui ont incorporé la France et l’Europe mais aussi des artistes français ayant parcouru l’Afrique, le Japon, l’Amérique du Nord, …. INTON’ACTION, c’est des artistes qui ne cessent de s’aventurer hors de leurs frontières, et éclatent les cadres, qui font de la peinture pour interroger la philosophie de l’art, qui attaquent la poésie par le son, qui interrogent la présence à distance, qui épousent les écrans pour créer une parole en trois dimensions, qui donnent chair et vie aux objets, qui marchent comme on danse, qui se travestissent pour mieux se révéler …

INTON’ACTION, c’est une traversée du temps et des espaces, avec une projection du documentaire Searching for Elias, en hommage à l’artiste polonais Elias Pozornsky, et deux soirées performatives à Databaz, mais aussi des actions dans l’espace public, en irruption, en improvisation, avec la participation du public …

So go into action !

///// JEUDI 2 OCTOBRE _ 20H30 _ DATABAZ

Searching for Elias, documentaire sur Elias Pozornski, artiste polonais présenté par Pierre-Yohan Suc et Magali Pobel (Cie Androphyne)

Elias Pozornski, né en 1928 à Varsovie, est un artiste polonais qui a produit de nombreuses performances, happenings et installations, dans un ensemble artistique très engagé politiquement. Proche du mouvement Fluxus, il rêve dans les années 60-70, avec son ami Harald Szeemann, d’une permanente redéfinition du format de l’exposition pour en finir définitivement avec le “chef-d’oeuvre”. Atteint d’une maladie dégénérative des yeux, il cesse son activité artistique à la fin des années 70.

Lorsque Pierre-Johann Suc et Magali Pobel rencontrent son oeuvre en 2008 par hasard à Cracovie, Pozornski est quasiment aveugle, solitaire et secret. Ensemble, en 2013 à Lublin, ils travaillent sur son concept de cécité volontaire. “Ceci n’est pas une performance” est né, mais Pozornski ne verra pas aboutir ce projet chorégraphique commun car il décède le 22 septembre 2013. Pressentant cette éventualité, Elias leur avait transmis un protocole sous forme de notes, afin qu’ils puissent terminer la pièce.

Même s’ il joue de cette forme, le film “Searching for Elias” n’est pas un hommage. C’ est un catalogue raisonné et vivant d’un homme qui a toujours refusé les –ismes, une performance où danse et arts plastiques ne font plus qu’un.

A l’issu de la projection, une rencontre avec Pierre-Yohan Suc et Magali Pobel vous permettra d’échanger sur cet artiste trop méconnu.

Et le samedi 3 octobre, venez découvrir et participer à l’action dansée dans l’espace public Ceci n’est pas une performance, menée par Pierre-Yohan Suc et Magali Pobel place du Champ de Mars.

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ANDROPHYNE // Objet chorégraphique non identifié ( Hossegor – France)

Pierre-Johann SUC et Magali POBEL, formés au Centre National de Danse Contemporaine d’ANGERS, imaginent leurs premières pièces en 2000. Touche-à-tout insatiables, ils se placent rarement à l’endroit où on les attend. Qualifiées de pluridisciplinaire, leurs créations – plus “cadrées” qu’écrites – reposent autant sur la performance, la musique, le théâtre, les arts plastiques, que sur la danse. Ainsi, leur approche est à l’image de leurs pratiques : multiple et ludique.

www.androphyne.com

VIDEO « Ceci n’est pas une performance »  http://www.youtube.com/watch?v=7vGvvInbzcs

Fondation Pozornski   http://www.pozornski-fundacja-sztuki.pl/english/media/

Article « Junkpage »( nov 2013)

///// VENDREDI 3 OCTOBRE _ 20H30 _ DATABAZ

Martin Bakero (Chili / France)

Joel Hubaut  (France)

Ali Al-Fatlawi et Abdallah Shmelawi (Irak / Suisse)

Marguerite Bobey  (France)

  Une soirée de poésie action avec Joêl Hubaut, un des plus important artiste français dans l’intermédia et le mixage des pratiques, ses performances puissantes, entre parodie et poésie de l’idiotie, sont des actions critiques et contaminantes ; Marguerite Bobey exécutera Love song – No time like present, un rituel où se déploie la sonorité du corps, de l’intérieur dans l’extérieur, pour un corps résonnat ; Martin Bakero jouera sa poésie acousmantique pour faire résonner soufle et syllabes dans toutes le dimensions ; Ali Al-Fatwali et Abdallah Shemlawi activeront des gestes visuels et politiques pour interroger nos représentations et nos émotions …

///// SAMEDI 3 OCTOBRE

11h-13h _ performances place des Halles et autour de la mairie avec Ali Al-Fatlawi et Abdallah Shmelawi, Marguerite Bobey,  Démosthène Agrafiotis, Annie Abrahams, Thierry Lagalla …

 

16h _ Ceci n’est pas une performance, action participative menée par Pierre-Yohan Suc & Magali Pobel (Androphyne)

Rdv place du Champ de Mars  // inscription : centre.databaz@gmail.com

20h30 _ DATABAZ

Démosthène Agrafiotis  (Grèce)

Annie Abrahams (France / Pays-Bas)

Christine Quoiraud (France)

Thierry Lagalla (France)

      Une soirée de performance avec Démosthène Agrafiotis qui interroge la question de la crise à travers une performance, “CRISIOLOGI_e”, entre poésie et ludicité ; Annie Abrahams, performeuse et artiste numérique, fera une lecture who’s afraid of ? La vie en intelligence collective” avec la perticipation du public, en hommage à Yann Le Guennec ; Christine Quoiraud réalisera une action dansée dans le clair-obscur de la mémoire, et Thierry Lagalla vous emménera dans une histoire de l’art revisitée par son esprit nissard décapant et burlesque.

 Entrée : 3/5 euros chaque soirée  // Pass trois soirs 10 euros

 

//// PRESENTATION DES ARTISTES


bakero1Martin Bakero
 (Chili / France)

   Martin Bakero, poète, compositeur et psychothérapeute (ThéraPoète). Il a investi les frontières de ce qu’il a nommé « poésie acousémantique”, à savoir la mesure entre la pensée sonore et sa spatialisation, l’aspect mantique fourni par le travail de permutation, de combinatoire et la présence atomique inhérente à la lettre et au souffle. Grâce à une exploration sur la syllabe, il crée des synergie s poétique entre le son, l’image et le texte et déploie des poèmes en mouvement à travers la video et la spatialisation de sa voix en multiphonie, modifiée par des filtres acousmatiques. Il qualifie de « poésie pneumatique » la possibilité d’insuffler la vie aux objets à travers la poésie. Dans une perspective d’approche centrée sur le protoverbale, il utilise des appareils électroacoustiques pour aborder la transe, ce qui l’a fait évoluer vers ce qu’il appelle « electropneumatique »

   Il a étudié la composition électro-acoustique au Conservatoire de Paris après avoir étudié le saxophone et la composition musicale à l’école de musique de l’Université de Chili avec José Miguel Villafruela. Il a présenté des spectacles, des conférences, des films, des expositions, des installations et des programmes de radio dans de nombreux endroits à travers l’Europe et l’Amérique du Sud, du Centre et du Nord.

   Par ailleurs il travaille dans des hospices psychiatriques en cherchant des chemins poétiques du symptôme. Il fait des ateliers pour thérapoètes et de la poésie protoverbale. Il est membre du Centre de Recherches en Psychanalyse, Médecine et société (C.R.P.M.S.) à Paris VII et il enseigne en psychopathologie de l’enfant à l’Université Paris Nord.

therapoetics.org Entretien- VIDEO https://vimeo.com/19888880

hubautJoel Hubaut  (France)

Né en 1947. Il débute son travail à la fin des années 60, stimulé par les écrits de W. Burroughs, la musique d’Erik Satie, l’ctionnisme, le Pop Art et les réflexions théoriques du groupe BMPT. Mixant toutes ces sources hétéroclites, il oriente son activité vers un mixage hybride et monstrueux qu’il qualifie avec humour de Peste-Moderne. Il crée à partir de 1970 ses premiers signes “d’écriture épidémik” qui envahissent tous les supports : objets-corps humains-véhicules-sites- etc… développant un processus contaminant “rhizomique” pluridisciplinaire et intermédia sous forme d’installations et de manœuvres.

 Plaçant l’épidémie et la contamination (acte prémonitoire) au centre d’une réflexion sur l’art et la société, son recours à la parodie et à la dérision peut alors prendre une dimension véritablement tragique. Joël Hubaut est un artiste difficilement classable (installations, vidéos, peintures, performances, concerts, écriture…), il prolifère et s’active depuis toujours dans l’éclatement des catégories. Il a réalisé de nombreuses installations et performances en Europe, Etats-Unis, Brésil, Canada, Russie, Mexique, Japon et Chine.

“Je ne suis pas mixeur parce que je fais des meubles, des fringues, de la vidéo, de la peinture, des performances, je suis mixeur parce que j’aspire à étaler le tout de la vie, y compris le paradoxal”.

http://joelhubaut.jujuart.com
biographie

Ali-AL-FATLAWI_Wathiq-AL-AMERI_IV2013_P03-_MG_5775-Infraction-Venezia-2013-photo-Roland-von-der-EmdenAli Al-Fatlawi et Abdallah Shmelawi (Irak / Suisse)

  Ali Al-Fatlawi a reçu le Prix de la Performance Suisse en 2011, suivi plus récemment en 2012, du prestigieux prix suisse de l’art.  Ali Al-Fatlawi (et Wathiq Al-Ameri) ont fondé Urnamo studio en 2002 et y œuvre conjointement. Il a étudié à l’Académie des Beaux Arts de Bagdad en Irak. En 1994, il décide de se lancer dans une odyssée. Avec de faux papiers et seulement trois dollars américains en poche, il traverse la frontière vers la Jordanie. Là, il travaille comme «copiste» – en reproduisant des peintures arabes classiques et ainsi gagne assez d’argent pour se rendre au Soudan et prendre un camion à travers le Sahara. Son périple le mènera en Libye et enfin en Suisse où il devient diplômé de la F + F Art et Media Academy de Zürich.

Note d’intention des artistes :

  Nous présentons depuis dix ans, des performances dont le concept de base est invariable. Nous recherchons un matériau avec lequel nous nous confondons comme une autre substance. Nous le combinons avec le lieu où nous nous trouvons, afin de proposer des images différentes.

  Nous estimons que toute œuvre d’art action est destinée à présenter des images, mais également des moments qui en sont dépourvus. Sous cette forme expérimentale, durant notre présentation, les images, moments, changements, disparaîtront et finalement resteront gravés dans nos mémoires. Nous souhaitons permettre au public de rencontrer ce moment artistique. L’ensemble des images d’une action se focalise sur notre sujet. Vous êtes saisis par les images au travers d’une émotion transposée, bien éloignée de l’intellect. Alors, une médiation pure est possible.

- VIDEO https://vimeo.com/user993466

jumpMarguerite Bobey  (France)

  Marguerite Bobey vit et travaille dans la forêt jurassienne française. Elle pratique la performance depuis 2003. Elle utilise et mixe différents média, poésie, vidéo, danse, musique improvisée, arts numériques… A la recherche de métissages, elle a travaillé dans des quartiers populaires, en milieu rural et en Afrique. Dans ses recherches transdisciplinaires, elle a collaboré avec des architectes, urbanistes, anthropologues, forestiers, théologiens, agriculteurs, cheerleaders, rappeurs, shamans…Son propos est de faire de la poésie, de la poésie en action. Elle s’intéresse au documentaire, la poésie du quotidien et utilise à ces fins les outils de l’anthropologie.

   Marguerite Bobey s’affirme, se veut et s’avoue, performeuse. C’est sa façon de signaler qu’elle travaille délibérément dans les arts du temps. Elle n’aime pas les objets. Elle veut des actions, de l’action. Ses références majeures se trouvent du côté de la poésie sonore. C’est là qu’elle trouve l’énergie pour transformer aussi bien elle-même que le monde. C’est là qu’elle trouve une organisation nouvelle des mots, des sons et de l’espace ; elle appelle ça « changer le monde », et c’est plus qu’un simple rituel.

   Dans ses performances, nous assistons en direct à des sortes de tableaux réalistes dans lesquels est venu se glisser symboles troubles et forces cachées. On est dans une forme très contemporaine d’un travail allégorique, décodable par tous.

marguerite.bobey.net

- VIDEO : http://vimeo.com/95684040       ///    http://vimeo.com/67077124

unnamedDémosthène Agrafiotis  (Grèce)

Poète – plasticien/performeur (peinture, photographie, performance, installations, intermédia). Il vit a Athènes. Il est l’auteur de plusieurs livres d’essais et d’articles scientifiques sur l’art, la science/technologie et la modernité,  en tant que phénomènes socioculturels). Il a fait plusieurs expositions de peinture, de photographie et de la poésie visuelle  et pris part à de nombreuses expositions collectives en Grèce et a l’étranger. Il a organisé et participé à plusieurs projets artistiques (publications, performances, multimédia, art postale, art alternative, art action…)

Il s’intéresse particulièrement aux conjonctions entre l’art, les nouvelles technologies et la techno-science. Il est Professeur Émérite de Sociologie(ENSP – Grèce).
Dans le domaine de performance, il a travaille en tant que performeur, curateur et théoricien. Performances dans tous les continents et les divers pays(Fr,EU,Japon,Thailand,U.K, Indonésie …voire  Google-vidéos).
Il a organise de festivals de performance (Festival international de Performance a ‘Fournos’, Athènes  1993,  Festival International  BIOS,  Athènes,2006,  Premier Festival International , 2me Biennale de Salonique,2009…)

Plusieurs conférences dans les Ecoles des Beaux Arts (Athènes, Besançon, Valence, Tsinghua, Guangzhou..)ou Universités( Berkeley, NYU, Princeton, Brown…Birkbeck College-London) et plusieurs textes sur la performance en grec, anglais et en français(p.ex. « sur la performance » dans les actes de Colloque ‘Fabriques des  Langues’’,ENS-Lyon et PUF(sous presse) et le catalogue de  Festival de Salonique en  grec et en anglais).

 Il est également connu pour ses conférences et articles sur les phénomènes socioculturels et les articulations entre les « images-figures » et « les discours-texte ».

http://www.dagrafiotis.com/

Capture d’écran 2014-09-24 à 00.11.37Annie Abrahams (France / Pays-Bas)

Annie Abrahams est née en 1954 à Hilvarenbeek, aux Pays-Bas. Elle a à la fois un diplôme doctoraal (équivalent M2) en biologie obtenu à l’université d’Utrecht et un diplôme de fin d’études (équivalent DNSEP / MA2 ) de l’École des beaux-arts d’Arnhem.. Son travail, qui utilise aussi bien la vidéo, la performance, l’installation que l’Internet, questionne les possibilités et les limites de la communication, dont elle explore plus spécifiquement les modalités propres au réseau. Elle est connue pour son net art et ces expérimentations en écriture partagée et internationalement reconnue en tant que pionnière de la performance en réseau. Dernièrement Abrahams crée surtout des situations performatives destinées à révéler les côtés imparfaits et négligés du comportement humain. Elle tente de piéger la réalité et ainsi rendre cette réalité disponible à la pensée.
Donnant de nombreuses performances, elle a largement exposé son travail en France, y compris au Jeu de Paume, Centre Pompidou à Paris; Le CRAC à Sète et le théâtre Paris–Villette et dans de nombreuses galeries et musées internationales, dont le Musée d’Art Contemporain de Zagreb, le Black Mountain College Museum + Arts Center à Asheville, North Carolina, US; Espai d’Art Contemporani de Castelló, Espagne; le Museum of Contemporary Art, Tokyo ; et dans des festivals internationaux comme le Moscow Film Festival, le Festival international du film de Rotterdam et le Stuttgarter Filmwinter (1prize 2011), et sur des plateformes en ligne comme Rhizome.org et Turbulence.

  Elle était chargée de cours (histoire et théorie du net art et travaux pratiques) en deuxième année de DEUG à l’Université de Montpellier de 2002 à 2005. À l’automne 2005, elle a mis en place les sessions provi&testi, des rencontres autour de travaux artistiques en cours, un peu en dehors, pas finis; et les éditions +++plus+++. De novembre 2006 à janvier 2009 elle organisait le projet “InstantS” pour panoplie.org. En 2007, 2008 et 2009 elle était curatrice de le série de performance web “Breaking Solitude” et ”Double Bind” sur le même site. En 2013 elle a commence avec Emmanuel Guez le projet ReadingClub, un espace de rencontre sur le web pour des performances de lecture/écriture collaboratives.

quoiraud2Christine Quoiraud (France)

     Christine Quoiraud est une danseuse nomade Elle a parcouru le monde à la recherche d’ «une nouvelle territorialité de l’être», entre déserts et métropoles, du Japon au Maroc. Elle a rencontré la danse auprès de Dominique Bagouet, Viola Farber, du groupe MA (Yano, Lila Greene, Mark Tompkins) avant de s’initier au “body weather work” et au Butô. Après un long séjour au Japon de 1985 à 1990, elle revient en France. Pendant les années quatre-vingt-dix elle poursuit un chemin singulier qui relie étroitement création artistique et enseignement de la danse, voyages et rencontres avec des artistes et scientifiques… En 2000, elle est lauréate du programme Villa Médicis Hors Les Murs, AFAA.

  Christine Quoiraud a exploré une conception originale de la danse qui replace le corps dans le paysage par la marche. Pour elle, la marche est une errance attentive, un vagabondage expérimental, une déambulation rituelle, un nomadisme poétique… Marcher devient une action artistique en soi. Son parcours l’a amener à re-situer la distinction entre marche et danse, et à questionner la notion de l’art ainsi que les conditions de sa production.

 Elle a conduit de nombreux stages “Corps/Paysage” avec Oguri et Frank van de Ven, chorégraphes, praticiens du BODY/WEATHER Laboratory et continue ses recherches dans ce domaine …

 ” Je danse avec le corps que la marche et la vie m’ont laissé “.

Thierry-Lagalla-01Thierry Lagalla (France)

  Thierry Lagalla vit et travaille à Nice. Artiste atypique, plasticien et vidéaste, mais aussi performeur, ses œuvres interrogent le fonctionnement du langage, jouent avec les associations visuelles pour mettre en critique les codes du show-business et de la société de consommation, en jouant sans cesse avec le dialecte nissart (langue niçoise proche de l’occitan) ne le traduisant qu’en anglais.

   Son travail navigue en permanence entre images fixes et images animées, associant des tableaux peints à des vidéos. Il se met en scène dans son quotidien, mais toujours agrémentées d’assemblages d’objets improbables issus de son imaginaire débordant. Il revendique une esthétique du banal, voire de l’intime, et, entre burlesque et idiotie, il démonte avec humour les habitudes du monde de l’art contemporain, aussi bien que les logiques du spectacles. C’est le réel qui l’intéresse et tous les éléments du quotidien sont pour lui les vecteurs d’une démystification, dont celle avant tout des discours artistiques.

Entretien vidéo avec Thierry Lagalla  →